Historique

Au tournant des années 80, la condition féminine est en pleine évolution en Occident. L’émancipation des femmes se cristallise autour de deux enjeux majeurs : l’accession au marché du travail – avec un salaire bien à elles – et la libre gestion de l’enfantement.

Dans cette foulée, une infirmière, Agathe Savard, constate avec regret que, parallèlement à ces cliniques d’interruption de grossesse, rien n’est offert en contrepartie aux jeunes femmes qui choisissent, elles, de mener à terme leur grossesse.

Avec un groupe de bénévoles sensibilisés à cette problématique, ils se consacrent à la recherche de solutions pratiques pour répondre aux besoins de leurs protégées. En 1982, cette recherche devient officiellement un organisme à but non lucratif et nous obtenons une charte sous l’entité légale « 6e jour inc. », pour ensuite être baptisé le Centre Marie Eve. Dans les années qui ont suivi, des services sont offerts sur le territoire étendu des Basses-Laurentides : en 1985 à Saint-Eustache, en 1987 à Sainte-Thérèse et en 1988 à Saint-Jérôme. Pour répondre à la demande toujours grandissante, on achète en 1998 une maison située au 232, rue Féré à Saint-Eustache. C’est ici qu’on y installe le siège social. En 2007, après plus de deux ans de recherches, le Centre Marie Eve fait l’acquisition d’une deuxième maison, soit à Saint-Jérôme au 433, rue Du Palais. Le point de service de Sainte-Thérèse est, quant à lui, logé au sous-sol de l’église Cœur-Immaculé-de-Marie au 7, boulevard Desjardins Ouest. En 2015, nous recevons le prix Organisme communautaire de l’année décerné par la Chambre de commerce et d’industrie de Thérèse-de-Blainville lors du Gala Stellar. En 2016, c’est au tour de la Chambre de commerce et d’industrie de Saint-Jérôme de nous décerner le prix Organisme communautaire de l’année.

Aujourd’hui, malgré la fin d’une marginalisation possible de leur statut et d’une amélioration de leur niveau de vie général, de nombreuses femmes, peu importe leur âge, vivent encore leur grossesse et leur maternité dans des conditions instables et d’extrême précarité. Pauvreté, ballottement (ruptures successives, déménagements répétitifs), les vides à combler s’accentuent, les carences s’accumulent. Comment, dans ces intenses conditions de survie, protéger et « faire fleurir » la vie pour son enfant ? C’est là que les services du Centre Marie Eve interviennent.